TEMOIGNAGE D'ARNAUD

ARNAUD (78) : PERMIS MOTO SOLO

Grâce à HMS, je suis maintenant en possession du précieux sésame : le permis moto ! Enfin… A2, avec la nouvelle réglementation. Mais tout n’a pas été de tout repos : un handicap à la main gauche (agénésie) a quelque peu complexifié les démarches, sans pour autant entamer ma motivation !

Tout débute à 19 ans, lors de l’obtention de mon permis B. Ayant possédé une moto 50cm3 à l’adolescence, j’ai toujours apprécié la conduite en 2 roues… la prochaine étape était donc pour moi une évidence, le permis moto.

Malheureusement, je suis confronté très vite à de premières difficultés comme, la commission médicale, l’aptitude, etc... j’embarque dans les études et remets mon projet à plus tard.

Le temps passe vite et dix ans plus tard l’idée me trotte toujours dans la tête. Maintenant en CDI sur Paris, dans une situation plus stable qu’au cours de mes études, je franchis le pas : quelques visites d’auto-école, un premier contact avec HMS et je me relance avec enthousiasme dans les démarches du permis moto !

Je m’inscris chez CER Bobillot, une auto/moto école parisienne avec laquelle HMS entretient de très bon rapport… et on comprend très vite pourquoi ! Ils sont compréhensifs, arrangeants et très pédagogues sur l’apprentissage de la conduite.

Très rapidement je trouve un médecin assermenté sur Paris, compréhensif lui aussi, qui atteste de mon aptitude à conduire un 2 roues et me remplit sans problèmes les documents à envoyer à la préfecture.

Vient ensuite le contact très chaleureux avec HMS et plus précisément avec Marc. il m’aide à identifier quelle adaptation serait envisageable sur la moto, sans trop complexifier les choses.

A ce stade, j’avais déjà quelques idées en tête, ma 50cm3 était déjà légèrement adaptée avec un levier d’embrayage rapproché de la poignée, côté gauche. Après quelques échanges avec Marc, nous décidons de déplacer complétement le levier d’embrayage de la poignée gauche vers la droite. J’aurai donc 2 leviers à actionner côté droit : le frein + l’embrayage. Même si cela semble complexe, c’est en fait beaucoup plus simple pour moi et me permet d’avoir un meilleur contrôle pour doser la commande d’embrayage, ce qui est une clé pour la maitrise de la moto à faible allure. Les motos du CER Bobillot n’étant pas « adaptables », Marc profite de l’arrivée des toutes nouvelles motos chez HMS pour en équiper une en conséquence.

En parallèle, je repasse le code de la route à l’auto-école (le permis B c’était il y a 10 ans… c’est loin !). En 2 mois le code est passé, j’attends la moto pour avancer et j’harcèle Marc tous les quinze jours. Je suis dévoré d’impatience à l’idée d’enfourcher enfin une « vraie » moto ! Mais je prends mon mal en patience, car je sais que chez HMS, il n’y a que des bénévoles, qui passent énormément de leur temps à aider les autres.

 La moto est à peine reçue à l’auto-école, que j’attaque la conduite avec envie et la joie au cœur. Grâce aux conseils des moniteurs, je m’adapte très rapidement à cette double commande au niveau de la poignée droite. Les difficultés auxquelles je suis confronté ne sont pas liées au handicap, mais à la maitrise classique de la moto à faible allure. Ce qui me conforte dans le fait qu’un handicap n’est pas une barrière.

 Au bout de 2 à 3 mois, je passe avec succès le plateau, ouf ! Comme beaucoup de monde, le plateau lent était l’étape que je redoutais le plus… ça passera à quelques dixièmes de seconde près.

Arrive ensuite la conduite sur route, la « circu » comme on dit dans le jargon. Là, le plaisir est démultiplié, fini les heures à tourner sur un parking, maintenant on roule vraiment ! Ce qui ne veut pas dire que c’est une mince affaire, il est nécessaire de prendre les bons réflexes dès le début.

2 mois après c’est la présentation à l’examen et l’obtention du permis A2 ! Je suis fou de joie ! J’ai accompli un rêve qui me trottait dans la tête depuis des années…

Au final, je remercie énormément HMS, qui m’a beaucoup aidé et sans lequel je n’aurais certainement pas pu passer ce permis moto. Au-delà des complexités administratives (visite médicale, procédures, etc...), leur écoute et le prêt d’une moto adaptée m’a permis de prendre conscience du fait que la moto en situation de handicap est possible. Merci à Marc ainsi qu’à tous les membres de l’association.

Le CER Bobillot, avec leur compréhension, leur sympathie et leur pédagogie (spécialement Guillaume) ont également fait partie de la clé du succès. Je les remercie pour ça et je ne peux que les recommander.

 Aujourd’hui je me fais la main sur une belle CB500 de 2002, sur laquelle je me fais énormément plaisir. Je fais enfin partie de cette communauté motard !